Contre l’avis du Conseil scientifique qui préconisait l’ouverture des écoles et des établissements scolaires en septembre 2020, le Président de la République et son gouvernement ont annoncé que les établissements scolaires rouvriraient à compter du 11 mai alors que la crise sanitaire dans laquelle nous sommes est loin d’être résolue.
Beaucoup de personnels se trouvent dans l’incompréhension face à cette décision et ont légitimement peur de reprendre dans des conditions mettant en péril leur état physique et moral.


A deux semaines du 11 mai, les annonces gouvernementales se suivent et se contredisent au gré des déclarations. Alors que M. Blanquer affirmait le 21 avril un retour échelonné dans les écoles, le président de la République parle quant à lui, le 23 avril de « retour dans les écoles sur la base du volontariat des parents ». Aucun cadre n’est fixé pour l’accueil des élèves.

Pour l’instant, les personnels de direction et administratifs, les AED ou AESH, les personnels enseignants et non enseignants n’ont reçu ni masque ni solution hydroalcoolique de l’employeur Ministère de l’Éducation Nationale. Les conditions pour garantir leur sécurité ne sont donc absolument pas réunies.

Le danger grave et imminent est donc bien caractérisé : la FNEC FP-FO lance une procédure d’alerte. Elle permettra à chaque salarié qui considérera que les conditions de sécurité ne sont pas réunies d’exercer son droit de retrait. Le SNFOLC86 défendra chaque collègue sur l’exercice de ce droit de retrait.