Vous avez normalement reçu un courriel  à propos de la protection sociale complémentaire (PSC). Même si vous comprendrez ci-dessous en quoi cette mesure fait partie d’un plan de destruction globale et très grave de notre assurance maladie, il est impératif de bien comprendre comment obtenir ces 15€ brut : la procédure détaillée avec les liens est à consulter sur la fiche du syndicat. Attention, demande avant le 3 décembre pour que le premier remboursement soit versé en janvier.

Pour comprendre cette mesure, partons de la situation de l’hôpital (article de la Confédération FO) : 5800 lits supprimés encore en pleine pandémie, un président de la commission médicale de l’APHP, Rémi Salomon (pourtant proche de Véran) qui déclare que «La situation à l’hôpital est catastrophique, on est dans une situation où, dans quelques mois, on peut avoir un effondrement de l’hôpital ». Cette situation prouve très clairement que ce gouvernement n’a pas comme préoccupation principale la santé des français mais bien la réduction-suppression de la fonction publique et de la SECU, quelle qu’en soit le prix.

C’est dans ce cadre que le gouvernement a annoncé les travaux du haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, c’est dans ce cadre aussi qu’intervient l’annonce de ce qui semble être un cadeau : 15€ brut mensuel pour payer sa mutuelle.

Pour commencer, rappelons qu’à sa création, le financement de la SECU a été prévu de telle sorte que l’argent des cotisations (salariales et patronales) ne puissent être phagocyté ni par l’état ni par le privé. Ces cotisations, que certains appellent « les charges » mais qui est en réalité notre salaire différé a bien évidemment attiré les convoitises (2000 milliards). C’est un certain Juppé, qui le premier a réussi à détourner une partie de cet argent, à travers les premières « exonérations de charges patronales ». C’est à partir de ce moment que tous les gouvernements ont aggravé, année après année, ce détournement de l’argent de la SECU au seul profit du patronat, créant ainsi le fameux trou de la SECU dont on nous rabat les oreilles depuis pour justifier encore plus de suppressions de lits à l’hôpital (100 000 en 20 ans).

Mais aujourd’hui, à travers ce chantier de destruction, le gouvernement veut définitivement étatisé la SECU, et ainsi permettre de piocher enfin sans entrave dans l’argent des cotisations normalement prévu pour l’assurance maladie.

Le projet est construit ainsi : il s’agit de contraindre les salariés à souscrire une assurance privée obligatoire avec les 15€ brut, deuxième étage d’une sécurité sociale étatisée et famélique, avec laquelle vous n’aurez plus droit qu’à un panier de soins à minima. Et puis, pour ceux qui en auront les moyens, le 3ème étage consistera à prendre un contrat individuel avec une assurance ou une mutuelle (vous pouvez lire ici le dossier 4 pages de la FNEC-FP-FO).

En plus de cela, la ministre de la Fonction publique utilise ces 15€ brut comme prétexte supplémentaire pour justifier qu’il n’est pas question d’augmenter le point d’indice alors quà titre d’exemple, un certifié au 11ème échelon devrait être augmenté de 683,72€ brut mensuel pour retrouver le pouvoir d’achat de l’an 2000 (La Fédération FO des Fonctionnaires a d’ailleurs claqué la porte du simulacre de négociations du ministère – communiqués FGF-FO).

Contactez le syndicat pour toutes questions