Le point d’indice « sera revalorisé d’ici l’été » ! C’est que semble annoncer ce soir, le cabinet de la ministre de la fonction publique, Amélie de Montchalin, mais quelle revalorisation ? et, il faudrait attendre…. Juin (sous-entendu que Macron soit élu !) Évidemment, chacun jugera ces annonces, après toutes les déclarations de la même ministre, encore en janvier, qui excluait toute hausse.

Quoiqu’il en soit, il faut également rappeler le contexte et nos revendications.

Après une inflation 2021 sans précédent (2,8%), il est clairement acté aujourd’hui que l’inflation 2022, présentée en début d’année comme conjoncturelle, sera en réalité structurelle, c’est-à-dire forte et constante.  

La situation internationale ne doit pas nous faire oublier l’incapacité du Gouvernement de répondre depuis des mois à une augmentation incessante des coûts de l’énergie, des carburants, des loyers et des produits alimentaires notamment.  

Le point d’indice, quasi gelé depuis l’an 2000, entraine une perte de 22 % de pouvoir d’achat. Les grilles indiciaires, sans cesse rattrapées par la hausse du SMIC, se tassent aussi inexorablement.  

Aujourd’hui, un agent en catégorie C ou en catégorie B démarre sa carrière au SMIC. La catégorie A n’est pas épargnée, démarrant seulement 14 % au-dessus du SMIC. La rémunération des AESH ou AEd est scandaleuse. Nous ne voulons plus être payés de mots. Nous ne nous contenterons pas de miettes. Nous exigeons une hausse immédiate et significative des salaires. Le SN-FO-LC rappelle ses revendications :

  • 183 euros net par mois pour tous, comme les ont obtenu les personnels hospitaliers,
  • l’augmentation de 22,68% de la valeur du point d’indice pour compenser les pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis 2000,
  • l’accès de tous les personnels à l’indice terminal de leur corps avant leur départ à la retraite.

Vous pouvez lire et afficher le communiqué du SNFOLC en lien ici.