Ce n’est que le 3 mars au détour de la publication de la loi au JO contre le harcèlement scolaire que l’article 10 précise : « Le cinquième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Un décret définit les conditions dans lesquelles l’Etat peut conclure un contrat à durée  indéterminée avec une personne ayant exercé pendant six ans en qualité d’assistant d’éducation, en vue de poursuivre ses missions. » Est-ce suffisant : NON, loin de là ! Cela pérennise la précarité et ne répond en rien à l’ensemble des revendications sur les salaires, le statut, les missions. Aucune date n’est précisée quant à la publication d’un décret, rien n’est prévu à l’ordre du jour du prochain Comité technique ministériel, le 16 mars. Or les AED veulent avoir une vision claire de ce qui les attendent avant de décider de leur devenir : poursuivre leurs missions ou aller direct à Pôle emploi ?

Si la mise en place de la Cdisation va permettre la prolongation du contrat, sous réserve de la parution rapide d’un décret, il n’en demeure pas moins que les revendications des AED ne sont pas prises en compte. Et pourtant, elles sont portées par l’immense majorité des vies scolaires qui depuis deux ans n’ont cessé de revendiquer, de se mobiliser et de faire grève. Le ministre ne peut ignorer le ras le bol des AED pourtant essentiels au fonctionnement des établissements. Les annonces du ministre, au soir de la grève majoritaire dans l’Education nationale, le 13 janvier, n’ont satisfait aucune revendication des AED : recrutement de 1500 AED pour… plus de 7 000 établissements… D’ailleurs une grande partie d’entre eux n’a pas été recrutée à ce jour. C’est pourquoi, le SNFOLC soutient totalement l’appel à la grève des AED, le 22 mars.

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Vous pourrez lire, afficher et diffuser le communiqué intersyndical (FO, CGT, SNALC, SNES, SUD) en lien ici.